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» » Trois questions à Camélia Jordana, chanteuse


Révélée en 2009 par l'émission « Nouvelle star », la chanteuse de 22 ans a imposé son grain de voix particulier. Et écrit la plupart des textes de son deuxième album, Dans la peau.

Vos deux albums ont été réalisés et en partie écrits par l'auteur-compositeur-interprète Babx. Qu'est-ce qui vous rapproche ?

Quand je l'ai rencontré, après « Nouvelle star », j'ai eu l'impression de croiser pour la première fois quelqu'un qui parlait la même langue que moi. Il m'a initiée à plein de musiques. Avant lui, par exemple, je n'avais jamais écouté Barbara. Depuis, je compose ma propre playlist. Ces derniers mois, j'ai écouté en boucle le dernier album de Lhasa, Hypernuit de Bertrand Belin, les deux albums de James Blake. Mais aussi des polyphonies mongoles ou bulgares. Selon ma professeure de chant, la vibration particulière de ma voix est due à des harmoniques aiguës utilisées dans ces musiques.


Dans « Ma gueule » vous chantez : « Y'a des fois / Où j'ai peur de ma gueule / Ma gueule d'étranger / Ma gueule qui sait pas où aller »…

Elle raconte comment on peut se sentir étranger dans son pays et est inspirée par des moments que j'ai vécus, le souvenir d'une scène violemment raciste, mais aussi celui du poète Kateb Yacine, commentant, dans un documentaire, des photos d'Algériens construisant le 13e arrondissement de Paris. Les artistes sont souvent dans le constat et pas suffisamment dans la révolte.

Vous avez endossé plusieurs fois le rôle de comédienne… Quel est le lien entre chanson et cinéma ?

Dans les deux cas, je raconte des histoires. Mais l'interprétation d'une chanson offre une dimension beaucoup plus intime que celle d'un personnage de cinéma.

lemonde.fr


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