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Sky Ferreira, lolita électrique

Mannequin, chanteuse, mais surtout créature pop des temps modernes, Sky Ferreira n'a que 21 ans et pourtant elle affole déjà son monde en grande professionnelle. D'abord parce qu'elle est de toutes les fêtes branchées, se façonnant une image de it-girl, cet état indéfinissable des années 3.0 qui fait que les journaux sur papier glacé, les sites people et les blogs en tout genre vous portent aux nues juste parce que vous avez une allure. Quelque chose : ça, it !

Sky Ferreira a donc ça, sans qu'on sache très bien ce que c'est, ni ce qu'elle en fait. Car rares sont ceux qui connaissent sa carrière de chanteuse savamment entretenue en distillant depuis deux ans des singles accompagnés de clips vidéo diffusés en priorité sur le Web. Elle suit en cela un plan naguère éprouvé par Lana Del Rey. Elle y apparaît, mi-diva et mi-lolita, susurrant des refrains entêtants sur un fond de rock synthétique, coiffant-décoiffant en rythme une crinière alors blond platine façon Madonna période Who's That Girl.

Parallèlement à cette trajectoire "indé", la jeune fille pose dans des séries de mode (avec le photographe roi du trash chic Terry Richardson notamment) et accepte surtout d'assurer la première partie sur la tournée de la pop star vulgaire Miley Cyrus. Tremplin garanti : Sky Ferreira devient une starlette sulfureuse. Fin mars, et après avoir été plusieurs fois repoussé, son premier album est sorti en France. Entre-temps, le blond platine a disparu. Sa crinière brune et ses yeux de faon blessé en font désormais une petite soeur de Debbie Harry, la mythique chanteuse de Blondie.

 Naturelle, sensuelle, lascive autant que lasse, elle incarne à la perfection la beauté rock. Avec ces images, elle s'inscrit dans le sillage des héroïnes électriques sur fond de New York éternel. Et le charme opère.


Ioma élabore ses crèmes cosmétiques à la demande


Doubler Lancôme. Rien que ça ! Créée en 2010 à Bernin (Isère), la marque de cosmétiques Ioma a lancé Ma crème, fin février. « Une étape-clé », assure son PDG fondateur, Jean-Michel Karam. Ce soin est fabriqué en parfumerie, par une conseillère, à la demande.
Tout commence par un examen de la peau grâce à une machine brevetée par Ioma. Le client y insère son visage. Il sera mesuré et photographié pour révéler ses imperfections. Les données sont enregistrées et comparées. Puis la machine fabrique le soin adapté à partir d'une crème et de huit sérums plus ou moins concentrés. Quelque 40 200 formules existent. Contre 139 euros, la vendeuse remettra la crème « sur-mesure ».

À LA BARBE DE L'ORÉAL
La machine Ioma a séduit l'industrie cosmétique. A la grande surprise de M. Karam, qui s'amuse : « Pendant des années, j'ai tout fait pour ne pas en être. »

LeMonde

Se maquiller sur son smartphone


Permettre aux consommatrices de tester en direct les produits et mieux cibler leurs goûts grâce à l'exploitation des données, tels sont les avantages de la « beauté connectée » pour les marques de cosmétiques. Ce basculement du secteur dans l'ère numérique s'incarne notamment par le développement d'applications mobiles interactives ou utilisant le principe de « réalité augmentée ».

Lancé lors du Festival de Cannes, le 15 mai, MakeUp Genius a pour ambition d'ancrer L'Oréal comme l'une des entreprises les plus en pointe dans ce domaine. Grâce à un algorithme et à un système de reconnaissance faciale élaboré, l'application transforme l'iPhone en « miroir virtuel ». En un clic, fonds de teint et autres mascaras apparaissent instantanément sur le visage de l'utilisatrice, qui aura accès à quelque trois cents produits. « Certains clients n'ont pas le temps d'aller au magasin pour tester les produits. 

Dorénanvant, ils peuvent accéder à toute la gamme facilement et en direct », explique Guive Balooch, directeur du département beauté connectée de L'Oréal.

Le numéro 1 mondial des cosmétiques a mis sur pied une unité de recherche consacrée à la « beauté connectée ». Installé dans le New Jersey (Etats-Unis), cet incubateur est animé par une équipe de quinze personnes chargées de développer l'innovation marketing miracle. « Il y a des biologistes, des statisticiens, ou encore même des physiciens. Chacun apporte son expertise », détaille Guive Balooch, lui-même docteur en biologie moléculaire et ex-employé de l'industrie pharmaceutique. La marque n'a pas voulu communiquer le montant de ses investissements dans la recherche numérique. Frappé par l'ampleur des requêtes « beauté » sur le moteur de recherche Google – près de 4 milliards par an selon L'Oréal – le groupe français espère surfer sur l'engouement des internautes pour le sujet.

PRÉCISION
Conquises par l'efficacité du procédé marketing, d'autres enseignes se lancent sur ce marché : le distributeur Sephora a ainsi développé un diagnostic de teint baptisé « Color Profile ». Présent dans près d'un tiers de ses trois cent trente magasins en France, cet outil permet de capter avec précision à l'aide d'un scanner la nuance de teint de la cliente et de proposer la meilleure sélection possible parmi les marques vendues par le distributeur. Avec la carte de fidélité numérique MySephora, l'enseigne va plus loin dans la personnalisation de l'offre avec l'exploitation des données clientes. Accroché à la ceinture de chaque vendeuse, le système a été conçu pour recommander des produits selon le profil-client en se fondant sur l'historique des achats.
« Nos conseillères de beauté sont en mesure d'offrir un conseil personnalisé le plus juste possible. 

C'est vraiment du sur-mesure », assure Emmanuelle Cartier, directrice marketing de Sephora France.
Lauréat de trois prix lors de la première édition des Beauty 2.0 Awards, en septembre 2013, avec notamment celui du meilleur site de commerce en ligne, Sephora a ainsi fait une entrée en force sur le marché de la « beauté connectée ».

« Il s'agit d'un outil de différenciation qui permet d'attirer davantage les jeunes femmes », explique Emmanuelle Cartier, qui a fait du numérique « l'un des piliers » de la stratégie marketing du groupe. « Le futur des cosmétiques est la beauté connectée. Nous sommes entrés dans l'ère de la personnalisation des produits », affirme avec conviction M. Balooch.

LeMonde

Y a-t-il une « saison » des volcans ?


L'éruption du mont Ontake au Japon fait l'actualité de ce week-end. Mais il ne faut pas oublier pour autant celle, toujours en cours, du volcan islandais Bardarbunga dont les particules retombent en Belgique et sur le nord de la France, ni les milliers de Philippins qui viennent d'être évacués sous la menace d'une explosion du Mayon, ni les laves du Kilauea à Hawaï dont la progression vers des habitations a continué au cours des derniers jours, ni l'éruption spectaculaire du Tavurvur en Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a un mois, etc.

 La Terre est une planète volcanique. Tous ces événements sont-ils le signe d'une activité normale ? Ne s'agit-il là que d'une coïncidence, de l'illustration de la capacité du cerveau humain à établir des liens, parfois factices, entre différents éléments ? Ou bien y a-t-il autre chose, une sorte de "saison" des volcans ?
C'est la question qu'a posée il y a quelques jours, sur le site "The Conversation", le jeune volcanologue britannique Robin Wylie qui prépare une thèse sur les laves de l'Etna à l'University College de Londres. Par "saison", il ne faut évidemment pas entendre une période particulière de l'année, mais plutôt des conditions spéciales propices à une floraison d'éruptions volcaniques de par le monde. L'hypothèse peut sembler osée car quel phénomène de très grande envergure serait capable d'agir à l'échelle de la planète et sur des volcans distants les uns des autres de plusieurs milliers de kilomètres ? S'appuyant sur de récents travaux de géophysique, Robin Wylie en cite deux.

La première cause possible est d'ordre astronomique puisqu'il s'agit des variations de la vitesse de rotation de la Terre. Celle-ci est influencée par un certain nombre de phénomènes, comme la dissipation de l'énergie liée aux marées, les frottements dus aux vents ou aux courants océaniques, le jeu entre les différents constituants de l'intérieur de notre globe... La Terre n'étant ni parfaitement sphérique ni homogène, de nombreuses et complexes interactions entre ses constituants perturbent sa vitesse de rotation. Pour le dire plus simplement, d'une année sur l'autre la longueur de la journée varie. C'est imperceptible, en général de l'ordre de la milliseconde par jour, mais cela justifie régulièrement l'ajout d'une seconde intercalaire au 30 juin ou au 31 décembre pour faire coller le temps astronomique à celui des horloges atomiques. Cela semble presque anecdotique mais ces changements de vitesse, même minuscules, impliquent des énergies considérables. Une étude italienne de 2010 a ainsi évalué ces énergies à plusieurs dizaines de milliards de milliards de joules, soit un ordre de grandeur qui équivaut à celui de la consommation annuelle d'énergie des Etats-Unis. Selon ces chercheurs, il y a de quoi alimenter l'activité de la croûte terrestre.

Dans une étude, publiée en février par la revue scientifique Terra Nova, d'autres scientifiques italiens ont voulu aller plus loin et voir si l'on pouvait trouver un lien, dans l'histoire récente, entre les modifications de la vitesse de la rotation de la Terre et les grands événements volcaniques connus. Ils ont ainsi mis en regard plusieurs jeux de données à commencer par celui du Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS), qui mesure très précisément les variations de la longueur du jour, et la liste historique des plus grandes éruptions volcaniques depuis 1750. Certaines éruptions ayant pu échapper aux scientifiques des siècles passés en raison de leur éloignement, cette liste a été complétée avec les données sur les aérosols volcaniques soufrés retrouvés dans des carottages de glace en Antarctique et au Groenland.

Résultat de l'exercice : les chercheurs ont constaté un "parallélisme grossier" entre les courbes, parallélisme qui, sur le plan statistique, peut difficilement être dû au hasard. Ils précisent ainsi qu'une éruption volcanique majeure a le plus de chance de se produire au moment où les variations de la longueur du jour sont les plus importantes. Mais l'étude ne s'arrête pas là car ses auteurs se sont aperçus que l'interaction pouvait aussi marcher... dans l'autre sens, les volcans jouant sur la longueur du jour en modifiant les conditions climatiques. On sait en effet que l'injection de sulfates dans la stratosphère lors d'une puissante éruption volcanique a un effet notable sur le climat en renvoyant dans l'espace une fraction des rayons du Soleil qui atteignent la Terre. L'exemple le plus célèbre est le cas du volcan philippin Pinatubo dont l'éruption en 1991 a provoqué un refroidissement planétaire d'un demi-degré Celsius. L'étude de Terra Nova a pour mérite de souligner que les interactions entre ce qui se passe à la surface de la Terre et ce qui se passe en-dessous sont complexes et fonctionnent dans les deux sens.

On en arrive ainsi à la seconde cause mise en avant par Robin Wylie puisqu'il s'agit de l'hypothèse selon laquelle un réchauffement du climat pourrait avoir des conséquences directes sur la recrudescence des éruptions volcaniques. Cela passe par la fonte des glaciers et des calottes polaires. On a ainsi pu constater que la fin de la dernière période glaciaire avait été accompagnée et suivie par une sorte d'effervescence volcanique avec, selon les auteurs, de 2 à 6 fois plus d'éruptions. Une étude a même montré qu'en Islande, le taux d'éruptions avait pu être multiplié par 100. Le mécanisme est assez simple : avec la disparition de la glace qui pèse sur la croûte terrestre, la pression sur le manteau se relâche, ce qui donne un coup de fouet à la production de magma tout en facilitant son accès à la surface.

Ceci dit, comme Robin Wylie prend bien soin de le préciser, "le lien entre le changement climatique et le volcanisme est mal compris. De nombreux volcans ne semblent pas être touchés. Et ce n'est pas non plus d'une urgence particulière aujourd'hui, même si nous nous dirigeons vers un futur sans glaces. L'augmentation de l'activité volcanique peut survenir des milliers d'années après la fonte des glaciers. Cependant, même s'il ne constitue pas un danger dans l'immédiat, cet étrange effet nous rappelle à quel point notre planète peut répondre au changement de manière inattendue."

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

« Brèves de comptoir » : Jean-Michel Ribes se noie dans les vapeurs d’alcool


L’idée était évidemment tentante. Utiliser le réservoir inépuisable des Brèves de comptoir accumulées depuis trente ans par Jean-Marie Gourio pour en faire un film. Observer la France par le petit bout de la lorgnette de ses zincs pour en faire une manière d’état des lieux. Fasciné par ce qu’il appelle « l’humour brut » de ces brèves, Jean-Michel Ribes s’est jeté à l’eau, si l’on peut dire, vu les quantités astronomiques d’alcool ingurgitées durant ce film par les acteurs.

Auteur dramatique, metteur en scène, directeur du Théâtre du Rond-Point (depuis 2002), scénariste, réalisateur d’un premier film (Musée haut, musée bas, en 2008), grand bavard devant l’Eternel, il était a priori la personne tout indiquée pour réaliser « le film le plus parlant depuis le cinéma muet ». Par trois fois, en 1994, 1999 et 2010, il avait porté ces Brèves sur la scène d’un théâtre.

LeMonde

Les fidèles musulmans entre accablement et colère


Dans les prêches des imams, dans l'esprit des fidèles musulmans, le sort réservé par le groupe algérien Jund al-Khalafa à Hervé Gourdel aura pesé bien lourd, vendredi 26 septembre. Loin des représentants institutionnels de l'islam, réunis au même moment devant la Grande Mosquée de Paris à l'appel du Conseil français du culte musulman, les croyants présents pour la prière du vendredi à la mosquée l'Olivier de la paix, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), et à celles de Sunna et Islah, à Marseille, sont arrivés lestés du poids de la nouvelle de la décapitation et de deux jours de débat sur la réaction des musulmans de France.

A Bagnolet, l'imam Abdelkader Ounissi tente de panser les blessures après « l'assassinat d'un de nos compatriotes ». « Nous ne sommes pas davantage concernés que le reste de la société, leur a-t-il dit. Ce geste ne nous ressemble pas. Pourquoi devrait-on s'excuser ? Pourquoi sommes-nous toujours stigmatisés ? Vous êtes des citoyens comme les autres. Il faut chasser de votre esprit cette culpabilité que les autres veulent à tout prix vous faire porter. La communauté n'est pas coupable. Il faut être fiers de votre appartenance à l'islam. Vous êtes des gens dignes, libres, honnêtes. Il faut vivre dans cet esprit-là. »

A la même heure, dans la mosquée El Islah, aux Puces de Marseille, l'imam Haroun Derbal insiste, devant plusieurs centaines de fidèles, sur « l'acte abominable, inqualifiable, commis par des barbares ».

LeMinde

Mondiaux de cyclisme : le Polonais Kwiatkowski s'offre l'or


Le Polonais Michal Kwiatkowski est devenu champion du monde de cyclisme, dimanche à Ponferrada, en Espagne. Kwiatkowski a précédé de quelques secondes un petit groupe. L'Australien Simon Gerrans a pris la deuxième place, l'Espagnol Alejandro Valverde la troisième, au terme des 254,8 km. Aucun Polonais n'avait encore gagné le titre majeur du cyclisme. 

« Je savais qu'avec la pluie, c'était possible d'arriver seul », a déclaré le nouveau porteur du maillot arc-en-ciel qui, depuis 2012, s'est fait une place de choix au sein de sa puissante équipe de marque (Omega Pharma). Kwiatkowski, dans une prise de risques maîtrisée, a surgi dans la descente de la première des deux côtes du parcours, dite « Confédération ». Son numéro de virtuose, malgré la chaussée glissante, lui a permis de rejoindre les échappés (de Marchi, Valgren, Kiryienka, Gautier) et surtout d'aborder la seconde côte, « Mirador », avec quelques seconces d'avance sur le premier peloton.

Dans une course qui s'est jouée, comme attendu, au centimètre, le Polonais a utilisé au mieux cet avantage. Il a basculé au sommet avec 9 secondes d'avance sur ses poursuivants, Valverde, Gerrans, Gilbert, Van Avermaet, Gallopin, et a préservé pour l'essentiel l'écart dans la descente vers Ponferrada. Les efforts désespérés du champion du monde 2012, le Belge Philippe Gilbert, pour son compatriote Greg Van Avermaet n'ont pas suffi dans la partie finale et plate (2 km) dans la traversée de la ville du Leon. Kwiatkowski a pu se relever avant la ligne, franchie une seconde avant ses poursuivants.

RIVAL DE SAGAN

« Le circuit n'était peut-être pas assez dur mais mais nous n'allons pas nous plaindre. C'est très difficile d'obtenir une médaille. Cela m'en fait six. J'aurais préféré l'or mais c'était très compliqué », a commenté Valverde (deux fois en argent et désormais quatre en bronze). Pour tous ses adversaires, Kwiatkowski, qui a débuté en 2010 dans la formation espagnole Caja Rural avant de rejoindre RadioShack et d'être recruté par Patrick Lefevere, n'a rien d'un inconnu. Fort sur tous les terrains, il a battu en début de saison la référence allemande Tony Martin dans un contre-la-montre (Tour d'Algarve) et a surclassé le Slovaque Peter Sagan dans le mur d'arrivée des Strade Bianche, une semi-classique italienne.

Très en vue dans les classiques ardennaises (5e de l'Amstel Gold Race, 3e de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège), il s'est peu montré dans le Tour de France, hormis dans le final de l'étape de Sheffield (3e derrière Nibali et Van Avermaet). Mais c'était pour mieux rebondir au Championnat du monde qu'il a préparé en altitude, dans le nord de l'Italie.

Rival de Sagan dans les catégories de jeunes, il a pris l'avantage sur le Slovaque dans la conquête du maillot arc-en-ciel. Transparent à Ponferrada, Sagan a laissé la vedette à un autre coureur de l'Europe de l'Est, une puissance montante du cyclisme.Les Français n'ont eux pas réussi à monter sur le podium mais la délégation tricolore peut se consoler avec le titre obtenu la veille par Pauline Ferrand-Prevot lors de l'épreuve féminine.