L’idée était évidemment tentante. Utiliser le réservoir inépuisable des Brèves de comptoir accumulées depuis trente ans par Jean-Marie Gourio pour en faire un film. Observer la France par le petit bout de la lorgnette de ses zincs pour en faire une manière d’état des lieux. Fasciné par ce qu’il appelle « l’humour brut » de ces brèves, Jean-Michel Ribes s’est jeté à l’eau, si l’on peut dire, vu les quantités astronomiques d’alcool ingurgitées durant ce film par les acteurs.
Auteur dramatique, metteur en scène, directeur du Théâtre du Rond-Point (depuis 2002), scénariste, réalisateur d’un premier film (Musée haut, musée bas, en 2008), grand bavard devant l’Eternel, il était a priori la personne tout indiquée pour réaliser « le film le plus parlant depuis le cinéma muet ». Par trois fois, en 1994, 1999 et 2010, il avait porté ces Brèves sur la scène d’un théâtre.
LeMonde

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