A l'arrivée du ferry de San Francisco, c'est le premier signe qui accueille les visiteurs sur l'île d'Alcatraz : « Indians Welcome ».
Une inscription manuscrite, en lettres à peine pâlies, au-dessus d'un
panneau proclamant que le rocher est un pénitencier fédéral et que nulle
embarcation ne saurait accoster sans autorisation. Le graffiti date de
l'occupation de 1969-1971, quand les Amérindiens ont tenté de reprendre
possession de « leur » terre. Le National Park Service, qui administre
aujourd'hui Alcatraz, a conservé le message en l'état, tout comme les
cellules, le quartier des officiers ou l'hôpital.
« Les parcs nationaux ne sont pas seulement des paysages magnifiques, explique Howard Levitt, le porte-parole des Rangers. Ils racontent l'histoire de l'Amérique dans sa totalité. Ses crimes, ses tragédies, ses moments difficiles… »
Bienvenue, donc, aux Indiens. Et bienvenue à tous les rebelles.
A tous
ceux qui résistent et militent pour les droits de l'homme et la liberté
de penser, qui survivent à l'isolement, au harcèlement, à la prison. De
modèle de la répression, Alcatraz est en passe de devenir le haut lieu
des droits de la défense. Tout cela grâce à un dissident chinois…
LA DOULEUR DE L'INCARCÉRATION
Inaugurée en 1912, Alcatraz a d'abord été une prison militaire, puis
un pénitencier fédéral de haute sécurité, avant d'être fermée par Robert
Kennedy en 1963. Depuis samedi 27 septembre (et pour sept mois, après
quoi les cormorans reprendront leurs droits), le rocher accueille les
œuvres d'un pri...

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