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Sky Ferreira, lolita électrique

Mannequin, chanteuse, mais surtout créature pop des temps modernes, Sky Ferreira n'a que 21 ans et pourtant elle affole déjà son monde en grande professionnelle. D'abord parce qu'elle est de toutes les fêtes branchées, se façonnant une image de it-girl, cet état indéfinissable des années 3.0 qui fait que les journaux sur papier glacé, les sites people et les blogs en tout genre vous portent aux nues juste parce que vous avez une allure. Quelque chose : ça, it !

Sky Ferreira a donc ça, sans qu'on sache très bien ce que c'est, ni ce qu'elle en fait. Car rares sont ceux qui connaissent sa carrière de chanteuse savamment entretenue en distillant depuis deux ans des singles accompagnés de clips vidéo diffusés en priorité sur le Web. Elle suit en cela un plan naguère éprouvé par Lana Del Rey. Elle y apparaît, mi-diva et mi-lolita, susurrant des refrains entêtants sur un fond de rock synthétique, coiffant-décoiffant en rythme une crinière alors blond platine façon Madonna période Who's That Girl.

Parallèlement à cette trajectoire "indé", la jeune fille pose dans des séries de mode (avec le photographe roi du trash chic Terry Richardson notamment) et accepte surtout d'assurer la première partie sur la tournée de la pop star vulgaire Miley Cyrus. Tremplin garanti : Sky Ferreira devient une starlette sulfureuse. Fin mars, et après avoir été plusieurs fois repoussé, son premier album est sorti en France. Entre-temps, le blond platine a disparu. Sa crinière brune et ses yeux de faon blessé en font désormais une petite soeur de Debbie Harry, la mythique chanteuse de Blondie.

 Naturelle, sensuelle, lascive autant que lasse, elle incarne à la perfection la beauté rock. Avec ces images, elle s'inscrit dans le sillage des héroïnes électriques sur fond de New York éternel. Et le charme opère.


Ioma élabore ses crèmes cosmétiques à la demande


Doubler Lancôme. Rien que ça ! Créée en 2010 à Bernin (Isère), la marque de cosmétiques Ioma a lancé Ma crème, fin février. « Une étape-clé », assure son PDG fondateur, Jean-Michel Karam. Ce soin est fabriqué en parfumerie, par une conseillère, à la demande.
Tout commence par un examen de la peau grâce à une machine brevetée par Ioma. Le client y insère son visage. Il sera mesuré et photographié pour révéler ses imperfections. Les données sont enregistrées et comparées. Puis la machine fabrique le soin adapté à partir d'une crème et de huit sérums plus ou moins concentrés. Quelque 40 200 formules existent. Contre 139 euros, la vendeuse remettra la crème « sur-mesure ».

À LA BARBE DE L'ORÉAL
La machine Ioma a séduit l'industrie cosmétique. A la grande surprise de M. Karam, qui s'amuse : « Pendant des années, j'ai tout fait pour ne pas en être. »

LeMonde

Se maquiller sur son smartphone


Permettre aux consommatrices de tester en direct les produits et mieux cibler leurs goûts grâce à l'exploitation des données, tels sont les avantages de la « beauté connectée » pour les marques de cosmétiques. Ce basculement du secteur dans l'ère numérique s'incarne notamment par le développement d'applications mobiles interactives ou utilisant le principe de « réalité augmentée ».

Lancé lors du Festival de Cannes, le 15 mai, MakeUp Genius a pour ambition d'ancrer L'Oréal comme l'une des entreprises les plus en pointe dans ce domaine. Grâce à un algorithme et à un système de reconnaissance faciale élaboré, l'application transforme l'iPhone en « miroir virtuel ». En un clic, fonds de teint et autres mascaras apparaissent instantanément sur le visage de l'utilisatrice, qui aura accès à quelque trois cents produits. « Certains clients n'ont pas le temps d'aller au magasin pour tester les produits. 

Dorénanvant, ils peuvent accéder à toute la gamme facilement et en direct », explique Guive Balooch, directeur du département beauté connectée de L'Oréal.

Le numéro 1 mondial des cosmétiques a mis sur pied une unité de recherche consacrée à la « beauté connectée ». Installé dans le New Jersey (Etats-Unis), cet incubateur est animé par une équipe de quinze personnes chargées de développer l'innovation marketing miracle. « Il y a des biologistes, des statisticiens, ou encore même des physiciens. Chacun apporte son expertise », détaille Guive Balooch, lui-même docteur en biologie moléculaire et ex-employé de l'industrie pharmaceutique. La marque n'a pas voulu communiquer le montant de ses investissements dans la recherche numérique. Frappé par l'ampleur des requêtes « beauté » sur le moteur de recherche Google – près de 4 milliards par an selon L'Oréal – le groupe français espère surfer sur l'engouement des internautes pour le sujet.

PRÉCISION
Conquises par l'efficacité du procédé marketing, d'autres enseignes se lancent sur ce marché : le distributeur Sephora a ainsi développé un diagnostic de teint baptisé « Color Profile ». Présent dans près d'un tiers de ses trois cent trente magasins en France, cet outil permet de capter avec précision à l'aide d'un scanner la nuance de teint de la cliente et de proposer la meilleure sélection possible parmi les marques vendues par le distributeur. Avec la carte de fidélité numérique MySephora, l'enseigne va plus loin dans la personnalisation de l'offre avec l'exploitation des données clientes. Accroché à la ceinture de chaque vendeuse, le système a été conçu pour recommander des produits selon le profil-client en se fondant sur l'historique des achats.
« Nos conseillères de beauté sont en mesure d'offrir un conseil personnalisé le plus juste possible. 

C'est vraiment du sur-mesure », assure Emmanuelle Cartier, directrice marketing de Sephora France.
Lauréat de trois prix lors de la première édition des Beauty 2.0 Awards, en septembre 2013, avec notamment celui du meilleur site de commerce en ligne, Sephora a ainsi fait une entrée en force sur le marché de la « beauté connectée ».

« Il s'agit d'un outil de différenciation qui permet d'attirer davantage les jeunes femmes », explique Emmanuelle Cartier, qui a fait du numérique « l'un des piliers » de la stratégie marketing du groupe. « Le futur des cosmétiques est la beauté connectée. Nous sommes entrés dans l'ère de la personnalisation des produits », affirme avec conviction M. Balooch.

LeMonde

Y a-t-il une « saison » des volcans ?


L'éruption du mont Ontake au Japon fait l'actualité de ce week-end. Mais il ne faut pas oublier pour autant celle, toujours en cours, du volcan islandais Bardarbunga dont les particules retombent en Belgique et sur le nord de la France, ni les milliers de Philippins qui viennent d'être évacués sous la menace d'une explosion du Mayon, ni les laves du Kilauea à Hawaï dont la progression vers des habitations a continué au cours des derniers jours, ni l'éruption spectaculaire du Tavurvur en Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a un mois, etc.

 La Terre est une planète volcanique. Tous ces événements sont-ils le signe d'une activité normale ? Ne s'agit-il là que d'une coïncidence, de l'illustration de la capacité du cerveau humain à établir des liens, parfois factices, entre différents éléments ? Ou bien y a-t-il autre chose, une sorte de "saison" des volcans ?
C'est la question qu'a posée il y a quelques jours, sur le site "The Conversation", le jeune volcanologue britannique Robin Wylie qui prépare une thèse sur les laves de l'Etna à l'University College de Londres. Par "saison", il ne faut évidemment pas entendre une période particulière de l'année, mais plutôt des conditions spéciales propices à une floraison d'éruptions volcaniques de par le monde. L'hypothèse peut sembler osée car quel phénomène de très grande envergure serait capable d'agir à l'échelle de la planète et sur des volcans distants les uns des autres de plusieurs milliers de kilomètres ? S'appuyant sur de récents travaux de géophysique, Robin Wylie en cite deux.

La première cause possible est d'ordre astronomique puisqu'il s'agit des variations de la vitesse de rotation de la Terre. Celle-ci est influencée par un certain nombre de phénomènes, comme la dissipation de l'énergie liée aux marées, les frottements dus aux vents ou aux courants océaniques, le jeu entre les différents constituants de l'intérieur de notre globe... La Terre n'étant ni parfaitement sphérique ni homogène, de nombreuses et complexes interactions entre ses constituants perturbent sa vitesse de rotation. Pour le dire plus simplement, d'une année sur l'autre la longueur de la journée varie. C'est imperceptible, en général de l'ordre de la milliseconde par jour, mais cela justifie régulièrement l'ajout d'une seconde intercalaire au 30 juin ou au 31 décembre pour faire coller le temps astronomique à celui des horloges atomiques. Cela semble presque anecdotique mais ces changements de vitesse, même minuscules, impliquent des énergies considérables. Une étude italienne de 2010 a ainsi évalué ces énergies à plusieurs dizaines de milliards de milliards de joules, soit un ordre de grandeur qui équivaut à celui de la consommation annuelle d'énergie des Etats-Unis. Selon ces chercheurs, il y a de quoi alimenter l'activité de la croûte terrestre.

Dans une étude, publiée en février par la revue scientifique Terra Nova, d'autres scientifiques italiens ont voulu aller plus loin et voir si l'on pouvait trouver un lien, dans l'histoire récente, entre les modifications de la vitesse de la rotation de la Terre et les grands événements volcaniques connus. Ils ont ainsi mis en regard plusieurs jeux de données à commencer par celui du Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS), qui mesure très précisément les variations de la longueur du jour, et la liste historique des plus grandes éruptions volcaniques depuis 1750. Certaines éruptions ayant pu échapper aux scientifiques des siècles passés en raison de leur éloignement, cette liste a été complétée avec les données sur les aérosols volcaniques soufrés retrouvés dans des carottages de glace en Antarctique et au Groenland.

Résultat de l'exercice : les chercheurs ont constaté un "parallélisme grossier" entre les courbes, parallélisme qui, sur le plan statistique, peut difficilement être dû au hasard. Ils précisent ainsi qu'une éruption volcanique majeure a le plus de chance de se produire au moment où les variations de la longueur du jour sont les plus importantes. Mais l'étude ne s'arrête pas là car ses auteurs se sont aperçus que l'interaction pouvait aussi marcher... dans l'autre sens, les volcans jouant sur la longueur du jour en modifiant les conditions climatiques. On sait en effet que l'injection de sulfates dans la stratosphère lors d'une puissante éruption volcanique a un effet notable sur le climat en renvoyant dans l'espace une fraction des rayons du Soleil qui atteignent la Terre. L'exemple le plus célèbre est le cas du volcan philippin Pinatubo dont l'éruption en 1991 a provoqué un refroidissement planétaire d'un demi-degré Celsius. L'étude de Terra Nova a pour mérite de souligner que les interactions entre ce qui se passe à la surface de la Terre et ce qui se passe en-dessous sont complexes et fonctionnent dans les deux sens.

On en arrive ainsi à la seconde cause mise en avant par Robin Wylie puisqu'il s'agit de l'hypothèse selon laquelle un réchauffement du climat pourrait avoir des conséquences directes sur la recrudescence des éruptions volcaniques. Cela passe par la fonte des glaciers et des calottes polaires. On a ainsi pu constater que la fin de la dernière période glaciaire avait été accompagnée et suivie par une sorte d'effervescence volcanique avec, selon les auteurs, de 2 à 6 fois plus d'éruptions. Une étude a même montré qu'en Islande, le taux d'éruptions avait pu être multiplié par 100. Le mécanisme est assez simple : avec la disparition de la glace qui pèse sur la croûte terrestre, la pression sur le manteau se relâche, ce qui donne un coup de fouet à la production de magma tout en facilitant son accès à la surface.

Ceci dit, comme Robin Wylie prend bien soin de le préciser, "le lien entre le changement climatique et le volcanisme est mal compris. De nombreux volcans ne semblent pas être touchés. Et ce n'est pas non plus d'une urgence particulière aujourd'hui, même si nous nous dirigeons vers un futur sans glaces. L'augmentation de l'activité volcanique peut survenir des milliers d'années après la fonte des glaciers. Cependant, même s'il ne constitue pas un danger dans l'immédiat, cet étrange effet nous rappelle à quel point notre planète peut répondre au changement de manière inattendue."

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

« Brèves de comptoir » : Jean-Michel Ribes se noie dans les vapeurs d’alcool


L’idée était évidemment tentante. Utiliser le réservoir inépuisable des Brèves de comptoir accumulées depuis trente ans par Jean-Marie Gourio pour en faire un film. Observer la France par le petit bout de la lorgnette de ses zincs pour en faire une manière d’état des lieux. Fasciné par ce qu’il appelle « l’humour brut » de ces brèves, Jean-Michel Ribes s’est jeté à l’eau, si l’on peut dire, vu les quantités astronomiques d’alcool ingurgitées durant ce film par les acteurs.

Auteur dramatique, metteur en scène, directeur du Théâtre du Rond-Point (depuis 2002), scénariste, réalisateur d’un premier film (Musée haut, musée bas, en 2008), grand bavard devant l’Eternel, il était a priori la personne tout indiquée pour réaliser « le film le plus parlant depuis le cinéma muet ». Par trois fois, en 1994, 1999 et 2010, il avait porté ces Brèves sur la scène d’un théâtre.

LeMonde

Les fidèles musulmans entre accablement et colère


Dans les prêches des imams, dans l'esprit des fidèles musulmans, le sort réservé par le groupe algérien Jund al-Khalafa à Hervé Gourdel aura pesé bien lourd, vendredi 26 septembre. Loin des représentants institutionnels de l'islam, réunis au même moment devant la Grande Mosquée de Paris à l'appel du Conseil français du culte musulman, les croyants présents pour la prière du vendredi à la mosquée l'Olivier de la paix, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), et à celles de Sunna et Islah, à Marseille, sont arrivés lestés du poids de la nouvelle de la décapitation et de deux jours de débat sur la réaction des musulmans de France.

A Bagnolet, l'imam Abdelkader Ounissi tente de panser les blessures après « l'assassinat d'un de nos compatriotes ». « Nous ne sommes pas davantage concernés que le reste de la société, leur a-t-il dit. Ce geste ne nous ressemble pas. Pourquoi devrait-on s'excuser ? Pourquoi sommes-nous toujours stigmatisés ? Vous êtes des citoyens comme les autres. Il faut chasser de votre esprit cette culpabilité que les autres veulent à tout prix vous faire porter. La communauté n'est pas coupable. Il faut être fiers de votre appartenance à l'islam. Vous êtes des gens dignes, libres, honnêtes. Il faut vivre dans cet esprit-là. »

A la même heure, dans la mosquée El Islah, aux Puces de Marseille, l'imam Haroun Derbal insiste, devant plusieurs centaines de fidèles, sur « l'acte abominable, inqualifiable, commis par des barbares ».

LeMinde

Mondiaux de cyclisme : le Polonais Kwiatkowski s'offre l'or


Le Polonais Michal Kwiatkowski est devenu champion du monde de cyclisme, dimanche à Ponferrada, en Espagne. Kwiatkowski a précédé de quelques secondes un petit groupe. L'Australien Simon Gerrans a pris la deuxième place, l'Espagnol Alejandro Valverde la troisième, au terme des 254,8 km. Aucun Polonais n'avait encore gagné le titre majeur du cyclisme. 

« Je savais qu'avec la pluie, c'était possible d'arriver seul », a déclaré le nouveau porteur du maillot arc-en-ciel qui, depuis 2012, s'est fait une place de choix au sein de sa puissante équipe de marque (Omega Pharma). Kwiatkowski, dans une prise de risques maîtrisée, a surgi dans la descente de la première des deux côtes du parcours, dite « Confédération ». Son numéro de virtuose, malgré la chaussée glissante, lui a permis de rejoindre les échappés (de Marchi, Valgren, Kiryienka, Gautier) et surtout d'aborder la seconde côte, « Mirador », avec quelques seconces d'avance sur le premier peloton.

Dans une course qui s'est jouée, comme attendu, au centimètre, le Polonais a utilisé au mieux cet avantage. Il a basculé au sommet avec 9 secondes d'avance sur ses poursuivants, Valverde, Gerrans, Gilbert, Van Avermaet, Gallopin, et a préservé pour l'essentiel l'écart dans la descente vers Ponferrada. Les efforts désespérés du champion du monde 2012, le Belge Philippe Gilbert, pour son compatriote Greg Van Avermaet n'ont pas suffi dans la partie finale et plate (2 km) dans la traversée de la ville du Leon. Kwiatkowski a pu se relever avant la ligne, franchie une seconde avant ses poursuivants.

RIVAL DE SAGAN

« Le circuit n'était peut-être pas assez dur mais mais nous n'allons pas nous plaindre. C'est très difficile d'obtenir une médaille. Cela m'en fait six. J'aurais préféré l'or mais c'était très compliqué », a commenté Valverde (deux fois en argent et désormais quatre en bronze). Pour tous ses adversaires, Kwiatkowski, qui a débuté en 2010 dans la formation espagnole Caja Rural avant de rejoindre RadioShack et d'être recruté par Patrick Lefevere, n'a rien d'un inconnu. Fort sur tous les terrains, il a battu en début de saison la référence allemande Tony Martin dans un contre-la-montre (Tour d'Algarve) et a surclassé le Slovaque Peter Sagan dans le mur d'arrivée des Strade Bianche, une semi-classique italienne.

Très en vue dans les classiques ardennaises (5e de l'Amstel Gold Race, 3e de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège), il s'est peu montré dans le Tour de France, hormis dans le final de l'étape de Sheffield (3e derrière Nibali et Van Avermaet). Mais c'était pour mieux rebondir au Championnat du monde qu'il a préparé en altitude, dans le nord de l'Italie.

Rival de Sagan dans les catégories de jeunes, il a pris l'avantage sur le Slovaque dans la conquête du maillot arc-en-ciel. Transparent à Ponferrada, Sagan a laissé la vedette à un autre coureur de l'Europe de l'Est, une puissance montante du cyclisme.Les Français n'ont eux pas réussi à monter sur le podium mais la délégation tricolore peut se consoler avec le titre obtenu la veille par Pauline Ferrand-Prevot lors de l'épreuve féminine.

Ligue 1 : l'OM conserve la première place

Au menu de cette 8e journée de Ligue 1, les succès de Lille, Bordeaux et Marseille, les matchs nuls de Paris et de Lyon et les défaites douloureuses de Reims et Lorient.

MARSEILLE - SAINT-ÉTIENNE : 2-1 

On annonçait un premier test pour l'OM de Bielsa, l'entraîneur argentin, face au redoutable adversaire stéphanois. Les Marseillais, qui restaient sur cinq victoires en Ligue 1, en ont ajouté une sixième dimanche soir au Stade-Vélodrome. Giannelli Imbula et Dimitri Payet ont donné un solide avantage à leur équipe avant que Brison réduise le score pour les visiteurs en seconde période. Marseille est donc toujours en tête avec 19 points et deux longueurs d'avance sur les Girondins de Bordeaux.

NANTES-LYON : 1-1 

Grâce à l'ouverture du score de son défenseur central, Bakary Koné, Lyon pensait tenir sa victoire, mais un penalty concédé par le héros malheureux a donné le point du match nul à Nantes. L'OL ne parvient toujours pas à décrocher sa première victoire à l'extérieur cette saison. Au classement, Nantes est 9e avec 12 points, Lyon est juste derrière (10e, 11 points).

BORDEAUX-RENNES : 2-1 

Un but tardif du jeune Touré a offert la victoire sur le fil aux Bordelais contre Rennes dimanche. L'ancien Bastiais Khazri avait ouvert le score (73e minute) avant que le Rennais Habibou n'égalise dans la foulée (81e). Grâce à ce succès, les Girondins s'emparent de la première place avec 17 points et confirment un excellent début de saison. Néanmoins, l'OM peut récupérer son bien en battant Saint-Etienne ce soir.

LENS-CAEN : 0-0
Pas de vainqueur dans ce duel de promus. Lensois (14es) et Caennais (13es) sont à égalité au classement, avec 8 points.

LILLE-BASTIA : 1-0
Sans impressionner, les Lillois continuent d'aligner les bons réultats. Les Nordistes ont dominé Bastia grâce à un but de l'international belge Origi. Lille est deuxième du classement (15 points), à un point du leader marseillais.

TOULOUSE-PSG : 1-1
Vainqueur à Caen dans la semaine, Paris n'est pas parvenu à enchaîner une deuxième victoire d'affilée sur la pelouse du Stadium à Toulouse. Malmenés en l'absence de Zlatan Ibrahimovic, les Parisiens concèdent un match nul grâce à l'égalisation du jeune Bahebeck (33e). Le Toulousain Wissam Ben Yedder avait ouvert la marque dès la 8e minute de jeu. Au classement provisoire, Paris est troisième, avec 14 points.

Le déficit 2014 de la Sécurité sociale sera plus important que prévu

A la veille de la présentation du budget de la Sécurité sociale, la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a annoncé dimanche 28 septembre au soir que le déficit du régime général serait plus important que prévu cette année et a assuré qu'il n'y aurait pas de gel l'an prochain des prestations familiales.

Invitée de France inter, la ministre a indiqué que le déficit du régime général de la Sécu s'établirait pour 2014 à 11,7 milliards d'euros. En juin, la commission des comptes de la Sécurité sociale avait annoncé un déficit légèrement dégradé par rapport aux prévisions initiales (9,9 milliards contre 9,6 inscrits dans le budget 2014). Ce déficit a été ensuite réévalué à 9,8 milliards pour le régime général dans le budget rectificatif cet été.


PAS DE GEL DES PRESTATIONS FAMILIALES

« Malgré une conjoncture économique très difficile », « moins de rentrées de cotisations » et des « dépenses importantes », « le déficit ne s'aggrave pas par rapport à l'année dernière », s'est cependant réjouie Mme Touraine. Elle a en effet précisé que le déficit du régime général plus celui du fonds de solidarité vieillesse s'établirait à 15,4 milliards d'euros cette année et ne se dégradait donc pas. Elle a aussi comparé le déficit attendu du régime général avec celui de l'an dernier (12,5 milliards), constatant une « amélioration ».

A la veille de la présentation des mesures d'économies pour la santé et la famille envisagées pour 2015, Marisol Touraine a assuré qu'il n'y aurait « aucun déremboursement » de médicaments. Elle a aussi annoncé qu''il n'y aurait pas de gel des prestations familiales en 2015, ajoutant que « d'autres mesures seront envisagées »  pour « maîtriser les dépenses de la politique familiale ».

LeMonde 

Affaire Bygmalion : quatre personnes en garde à vue


Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans la matinée du lundi 29 septembre, dans le cadre de l'enquête sur un système de fausses factures entre Bygmalion et l'UMP pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Il s'agit de Bastien Millot, ex-dirigeant de la société Bygmalion, et Franck Attal, patron de sa filiale événementielle Event and Co, ainsi que Guy Alvès, cofondateur de Bygmalion et comptable de la société et enfin  Matthieu Fay, ancien comptable de la société de communication, qui l'a licencié.

Ces personnes ont été interpellées à leurs domiciles, ont dit des sources proches de l'enquête, et placées en garde à vue à l'office anticorruption de la direction centrale de la police judiciaire (DCDP) à Nanterre (Hauts-de-Seine). Selon une source judiciaire, des perquisitions étaient également en cours.

Ces gardes à vue interviennent dans la continuité de l'information judiciaire instruite par les trois juges financiers parisiens Serge Tournaire, Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, pour faux et usage de faux, abus de confiance et tentative d'escroquerie.

UNE AFFAIRE EMBARRASSANTE POUR L'UMP


L'UMP est accusée d'avoir organisé un système de fausses factures pour que les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2012 restent inférieures au plafond autorisé par la loi.

En clair : une partie des frais occasionnés par la campagne de M. Sarkozy n'était pas réglée par son association de financement, l'Association pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, comme cela aurait dû être le cas. Bygmalion, l'entreprise prestataire de la campagne, les facturait en réalité à l'UMP, au prétexte d'événements plus ou moins fictifs. Le principe permettait à la campagne de M. Sarkozy de ne pas dépasser le montant de dépenses autorisées, tout en bénéficiant de prestations (l'organisation de meetings notamment) indûment facturées au parti.

Bastien Millot est un proche de l'ancien président de l'UMP Jean-François Copé, contraint à la démission en mai dernier après des révélations sur ce système par son propre directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux. Quant à Matthieu Fay, il avait avoué aux enquêteurs, en juin, qu'il avait bien été la cheville ouvrière du système de fausses factures.

Outre les responsables de la société Bygmalion, de nombreux cadres de l'UMP sont concernés par cette affaire, notamment Jérôme Lavrilleux, directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy et ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé à l'UMP, ainsi que Guillaume Lambert, le directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, et Eric Cesari, nommé directeur général de l'UMP en 2008 après le départ de Nicolas Sarkozy.

Malgré les allégations de l'ancien président de la République – qui affirme n'avoir jamais entendu parler de Bygmalion –, la police s'interroge sur le rôle qu'a pu jouer Nicolas Sarkozy dans l'affaire. Selon les informations du Monde, l'enquête préliminaire semble en effet attester que l'ex-chef de l'Etat en savait beaucoup sur les fausses factures qui auraient été destinées à masquer ses dépenses de campagne.

LeMonde

Le mariage de Giorgio Cluni met Venise en émoi


Les paparazzi sont sur les dents, les carabinieri en alerte, les touristes aux aguets. Moins d'un mois après la clôture de son festival, Venise refait son cinéma, astique les cuivres de ses hors-bord, les boutons de livrée des concierges des grands hôtels et la laque des gondoles qui vont transporter tout le week-end la centaine d'invités du mariage de l'année (Brad Pitt et Angelina Jolie, Sandra Bullock, Matt Damon, etc.) entre l'acteur et réalisateur américain George Clooney et sa compagne, la juriste internationale britannique d'origine libanaise Amal Alamuddin. La cérémonie proprement dite devrait avoir lieu lundi.

Evénement médiatique, les noces entre le futur ex-célibataire le plus endurci d'Hollywood, 53 ans, et l'avocate de l'ex-première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko et de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, 36 ans, sont aussi un événement italianissime.

L’application narcissique

Autoportraits Ma Récréation. Croyez le ou non : je ne suis maquillée sur aucune de ces images ! En bas à droite : ma tronche sans rien, et tout autour des images réalisées grâce à l’application Make Up Genious de L’Oréal Paris
 
Chaque année à l’occasion du Festival de Cannes, la marque L’Oréal Paris, qui investit énormément dans l’événement, invite des journalistes du monde entier pour leur présenter leurs nouveautés du prochain semestre. Leurs égéries déboulent au fur et à mesure à l’hôtel Martinez afin de rencontrer la presse et poser dans leur studio photo éphémère. En quelques jours, la marque réalise tous les visuels qui vont se retrouver en tête de gondole chez Monoprix ou couchés sur le papier glacé de vos magazines préférés. C’est un marathon délirant où l’on croise Jane Fonda en train de serrer la main à Blake Lively, Zoe Saldana faisant une blague à Laetitia Casta, ou encore Julianne Moore vérifiant son maquillage dans l’ascenseur.
 
 
 
Je devrais être complètement blasée après y être allée plusieurs années d’affilée. Au contraire, je suis comme une gosse dans un magasin de bonbons et je ne boude jamais mon plaisir. Evidemment, je sais que rien de tout cela n’est la vraie vie et que je vais bientôt reprendre l’avion pour Paris et retrouver le bordel habituel de mon appartement. Pourtant en mai 2014, ce qui m’a vraiment sciée n’a rien à voir avec l’effervescence du tapis rouge. Vous en avez peut-être déjà entendu parlé : L’Oréal Paris a lancé l’application délirante nommée Make Up Genious.
 
Il s’agit d’un outil à télécharger gratuitement sur smartphone, qui permet de tester en live du maquillage. Vous allez me dire que ça existe déjà. Pas tout à fait. Ce qui existait jusqu’ici permettait d’appliquer un produit de maquillage sur une photo de vous. Un peu comme si Photoshop vous faisait la paupière bleue. Le résultat, parfois amusant, était très éloigné de la réalité et on avait bien du mal à se rendre compte des effets sur les lèvres, des nuances pailletées, des rouges mats, ou de l’épaisseur des cils. Make Up Genious ne procède pas du tout de la même manière. L’application vous montre exactement et en temps réel ce à quoi vous allez ressembler avec tel ou tel produit. Pour y parvenir, L’Oréal Paris s’est associé à Image Metrics, une société américaine qui a réalisé les effets spéciaux du film Benjamin Button. Souvenez vous : Brad Pitt rajeunissait au fil des jours et lorsqu’il apparaissait vieux, ce n’était pas un masque ou du maquillage sur son visage, mais bien une projection de rides sur son vrai visage. Vous me suivez ?
 
Ainsi, la marque a enregistré quatre cent situations d’éclairage (du néon du métro à la lumière du jour, en passant par la lampe de bureau, l’halogène…). Elle a aussi capté des tonnes d’expression avec des marqueurs sur le visage. Du coup, quand on se connecte, il suffit de calibrer son visage (quelques secondes suffisent) pour que les algorithmes analysent vos traits, la lumière environnante et projettent sur votre peau le rouge à lèvres au bon endroit et en 3 dimensions, l’eye liner au ras des cils, etc... Plus dingue encore : le maquillage que vous voyez apparaître en direct vous suit lorsque vous bougez en vous regardant dans votre téléphone. Sur toutes les photos ci dessus, j’ai la peau nue. Pas une once de maquillage. Il n’y a que Make Up Genious qui m’a retouché le teint. Et comme ils sont très malins, il y a des tutos associés pour apprendre à faire la même chose soi même et un eshop où l’on peut dégainer sa carte bleue en moins de deux.
 
Cette application est à mon sens l’une des plus grandes révolutions de l’année. Parce qu’elle a tout compris des réflexes narcissiques actuels et du partage du selfie sur les réseaux sociaux. Parce qu’elle est ancrée dans le futur et qu’elle utilise des technologies qu’on croyait réservées aux jeux vidéo ou au cinéma. Et parce qu’elle va définitivement changer le rapport à sa propre image. Je voulais faire une enquête dans le M mais tous les sites internet ont dégainé la news le lendemain de la conférence de presse, le temps a passé et je me suis dit que je ne pouvais pas finir l’année sans vous parler de cette dinguerie.
 
L’Oréal Paris est pour l’instant, et pour un an, la seule marque du groupe à détenir cette technologie. Vous pensez bien que ça ne va pas durer. Dans peu de temps, je suis certaine que toutes les autres seront équipées du même système. Et imaginez ce genre d’application en mode… Ce qui m’intéresse surtout, c’est d’observer ce que ces outils vont changer dans l’estime que nous avons pour nous mêmes. Ou dans le rapport que nous avons avec le miroir. Quand j’étais adolescente, j’avais un eyeliner, un mascara et un rouge à lèvres. La fast fashion (Zara, H&M…) n’existait pas et la plupart des produits de beauté, même ceux vendus en grande surface, me paraissaient hors de prix. Et puis, quand je voulais faire une photo de moi, il fallait que je mette un déclencheur sur un vieil argentique, que j’attende 3 jours de faire développer la pellicule pour me rendre compte au final que j’avais mal cadré. Aujourd’hui, on ne sort même plus son miroir pour voir si on a de la salade coincée entre les dents : on met son téléphone en mode selfie. Et avec Make Up Genious, on n’a plus besoin d’acheter le maquillage pour essayer un rouge à lèvres ou un aplat de turquoise sur les yeux, il apparaît instantanément sous nos yeux. Ca me paraît complètement dingue. Et je me demande ce que ça va changer dans la psyché des jeunes générations. Je ne pose pas la question en terme de progrès, juste de changement. Et vous qu’en pensez-vous ?
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Alerte à la grippe en Europe


L’Europe aborde la saison grippale 2014-2015 démobilisée et en ordre dispersé. Tel est le constat amer et inquiétant qui ressortait de la cinquième conférence du Groupe scientifique européen de travail sur la grippe (ESWI, en anglais), qui s’est tenue à Riga (Lettonie), du 14 au 17 septembre.

La conférence, qui réunissait près de 700 délégués, a rappelé par la bouche de son vice-président, Peter Openshaw, de l’Imperial College, à Londres, à quel point la grippe ne doit pas être prise à la légère. Sa seule forme saisonnière fait chaque année 250 000 à 500 000 morts dans le monde (la plupart dans les pays en développement) ; et même l’Europe déplore 40 000 morts en moyenne par an.

De plus, les virus grippaux mutant très facilement, la maladie connaît périodiquement des flambées pandémiques, touchant alors une proportion élevée de la population mondiale. La pandémie peut être bénigne, ressemblant alors à la grippe saisonnière, comme ce fut le cas en 2009 avec le variant H1N1.

Mais elle peut se montrer bien plus meurtrière : la « grippe espagnole » de 1918 tua 50 millions de personnes. Un risque qu’il faut prendre au sérieux : au moins quatre formes du virus, particulièrement redoutables quoique pour l’instant peu transmissibles entre humains, circulent actuellement à bas bruit en Chine, menaçant d’acquérir les quelques mu...

La droite entend profiter de sa victoire au Sénat pour torpiller la réforme territoriale


La victoire de la droite au Sénat sonne-t-elle le glas de la réforme territoriale voulue par François Hollande ? Déjà, la seconde Chambre avait tenté, en juillet, de torpiller le projet de loi porté par Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, qui prévoit le redécoupage des régions et la modification du calendrier des élections départementales et régionales. Le texte a été adopté en juillet par l'Assemblée nationale en première lecture après avoir été rejeté quasiment en bloc par le Sénat.

Du coup, le gouvernement réfléchit à deux fois avant de soumettre son projet à une seconde lecture au Parlement, malgré l'engagement de M. Cazeneuve. « Il n'y a pas de raison de penser que cette seconde lecture n'aura pas lieu », indiquait, dimanche 28 septembre, une source gouvernementale. Mais la décision n'a pas encore été annoncée par Matignon. « Nous attendons que le Sénat soit installé et nous discuterons avec sa nouvelle présidence », confie un ministre au Monde.

LeMonde

Astérix : fin de la zizanie chez les Uderzo

Le dessinateur d'Astérix, Albert Uderzo, et sa fille ont annoncé vendredi 26 septembre dans un communiqué qu'ils s'étaient réconciliés et mettaient fin aux différentes batailles judiciaires qui les opposent depuis plusieurs années.

La cour d'appel de Versailles (Yvelines) a quant à elle indiqué dans un arrêt rendu à huis clos vendredi que le cocréateur des aventures du petit Gaulois n'était pas victime d'un abus de faiblesse, comme le soutenait jusqu'alors sa fille, Sylvie Uderzo.

La discorde éclate en 2007 lorsque Sylvie et son époux sont remerciés par les éditions Albert René, chargées des albums d'Astérix conçus après la mort de René Goscinny, en 1977. L'année suivante, la société est cédée à Hachette Livre, mais la jeune femme s'oppose à la transaction, ne comprenant pas que son père autorise l'éditeur du groupe Lagardère à poursuivre les aventures du Gaulois après sa mort.

En 2011, elle cède finalement ses parts à Hachette pour environ 13 millions d'euros, d'après des sources concordantes. Mais la hache de guerre est loin d'être enterrée. Elle dépose plainte quelques mois plus tard pour « abus de faiblesse », estimant qu'« un entourage toxique », « des corbeaux », gravitent autour d'Albert Uderzo pour tenter de s'emparer de sa fortune.

Astérix est la bande dessinée française la plus vendue (plus de 352 millions d'albums) et la plus traduite (111 langues et dialectes) dans le monde.

Ligue 1 : Bordeaux l'emporte sur le fil face à Rennes


Avant la rencontre entre l'OM et Saint-Etienne à 21 heures, les Bordelais de Willy Sagnol se sont emparés provisoirement de la tête de la Ligue 1 en battant in extremis Rennes lors de la 8e journée (2-1). La veille, Monaco a chuté face à Nice tandis que les Parisiens ont été accrochés à Toulouse (1-1). De son côté, Lille a battu Bastia (1-0) et se classe troisième avec 15 points.

BORDEAUX-RENNES : 2-1 

Un but tardif du jeune Touré a offert la victoire sur le fil aux Bordelais contre Rennes dimanche. L'ancien Bastiais Khazri avait ouvert le score (73e minute) avant que le Rennais Habibou n'égalise dans la foulée (81e). Grâce à ce succès, les Girondins s'emparent de la première place avec 17 points et confirment un excellent début de saison. Néanmoins, l'OM peut récupérer son bien en battant Saint-Etienne ce soir.

LILLE-BASTIA : 1-0

Sans impressionner, les Lillois continuent d'aligner les bons réultats. Les Nordistes ont dominé Bastia grâce à un but de l'international belge Origi. Lille est deuxième du classement (15 points), à un point du leader marseillais.

TOULOUSE-PSG : 1-1 

Vainqueur à Caen dans la semaine, Paris n'est pas parvenu à enchaîner une deuxième victoire consécutive sur la pelouse du Stadium à Toulouse. Malmenés en l'absence de Zlatan Ibrahimovic, les Parisiens concèdent un match nul grâce à l'égalisation du jeune Bahebeck (33e). Le Toulousain Wissam Ben Yedder avait ouvert la marque dès la 8e minute de jeu. Au classement provisoire, Paris est troisième avec 14 points.

METZ-REIMS : 3-0 

Le promu réalise un surprenant début de saison après une nouvelle victoire obtenue face à Reims. Falcon, à deux reprises, et Kashi ont inscrit les buts de Metz. Au classement, les coéquipiers de Florent Malouda sont cinquièmes avec 14 points. Deux joueurs rémois ont été expulsés.

MONTPELLIER-GUINGAMP : 2-1 

A domicile, les Héraultais ont arraché la victoire grâce à un but de Montano. Ils avaient pourtant concédé une égalisation signée Claudio Beauvue. Camara avait ouvert le score pour les hommes de Courbis. Au classement, Montpellier est 7e avec 13 points, Guingamp est dernier avec 6 points.

LORIENT-ÉVIAN THONON GAILLARD : 0-2

Promis une nouvelle fois à la relégation, Evian (19e, 7 points) enchaîne pourtant une deuxième victoire de rang sur la pelouse de Lorient grâce à Koné et Barbosa. Largement dominés à Lyon (4-0), les Lorientais (17es, 7 points) traversent une mauvaise passe et ne devancent désormais leurs adversaires du jour qu'à la différence de buts.

MONACO-NICE : 0-1 

Avec cette nouvelle défaite – la deuxième à domicile depuis le début de la saison –, Monaco s'éloigne un peu plus du peloton de tête. A quatre jours du périlleux déplacement à Saint-Pétersbourg en Ligue des champions, les Monégasques, qui avaient successivement battu Leverkusen en C1, ainsi que Guingamp et Montpellier en L1, ont étalé un manque flagrant d'envie. Parfaitement organisés, les Niçois ont décroché leur premier succès à l'extérieur de la saison, grâce à un but sur coup franc de Carlos Eduardo, profitant d'un placement aléatoire du mur adverse.


LES AUTRES RENCONTRES
 
Marseille, fringant leader de la Ligue 1 après cinq victoires d'affilée, passe un premier vrai test dimanche face à Saint-Etienne. Avec 16 buts marqués contre un seul encaissé, L'OM est irrésistible sur les cinq derniers matches et navigue seul en tête, se positionnant de facto comme l'unique rival crédible du tout-puissant PSG. 

Triomphant jusqu'ici d'adversaires ne dépassant pas la 12e place (Guingamp, Nice, Evian, Rennes, Reims), les Phocéens auront cependant pour la première fois un adversaire coriace à défier avec Saint-Etienne (3e à deux points), parti sur le même rythme que le précédent exercice bouclé au 4e rang. 

Après un début de saison poussif, voire très inquiétant, les Lyonnais ont repris du poil de la bête et ne sont plus très loin du groupe de tête. L'OL (8e), emmené par sa jeune garde, n'a plus perdu depuis trois matches et va se rendre dimanche à Nantes avec un moral au plus haut, surtout après sa démonstration de mercredi contre Lorient (4-0).

LE PROGRAMME

Dimanche : (17 heures) Lens-Caen ; Nantes-Lyon ; (21 heures) Marseille-Saint-Etienne

Lemonde.fr

Ai Weiwei joue aux Lego dans la prison d'Alcatraz


A l'arrivée du ferry de San Francisco, c'est le premier signe qui accueille les visiteurs sur l'île d'Alcatraz : « Indians Welcome ».
 Une inscription manuscrite, en lettres à peine pâlies, au-dessus d'un panneau proclamant que le rocher est un pénitencier fédéral et que nulle embarcation ne saurait accoster sans autorisation. Le graffiti date de l'occupation de 1969-1971, quand les Amérindiens ont tenté de reprendre possession de « leur » terre. Le National Park Service, qui administre aujourd'hui Alcatraz, a conservé le message en l'état, tout comme les cellules, le quartier des officiers ou l'hôpital.

« Les parcs nationaux ne sont pas seulement des paysages magnifiques, explique Howard Levitt, le porte-parole des Rangers. Ils racontent l'histoire de l'Amérique dans sa totalité. Ses crimes, ses tragédies, ses moments difficiles… »  Bienvenue, donc, aux Indiens. Et bienvenue à tous les rebelles. 

A tous ceux qui résistent et militent pour les droits de l'homme et la liberté de penser, qui survivent à l'isolement, au harcèlement, à la prison. De modèle de la répression, Alcatraz est en passe de devenir le haut lieu des droits de la défense. Tout cela grâce à un dissident chinois…

LA DOULEUR DE L'INCARCÉRATION

Inaugurée en 1912, Alcatraz a d'abord été une prison militaire, puis un pénitencier fédéral de haute sécurité, avant d'être fermée par Robert Kennedy en 1963. Depuis samedi 27 septembre (et pour sept mois, après quoi les cormorans reprendront leurs droits), le rocher accueille les œuvres d'un pri...

L'UFC dénonce les méthodes commerciales des mutuelles étudiantes


Les mutuelles étudiantes sont de nouveau sur la sellette. Cette fois, ce sont leurs pratiques commerciales jugées agressives qui sont dénoncées par l'UFC-Que choisir.

Cet été, une journaliste de la principale association de défense des consommateurs, Léa Billon, s'est fait recruter par la Smerep, la première mutuelle étudiante régionale (182 000 affiliés en Ile-de-France), pour devenir agent commercial et démarcher de nouveaux adhérents sur les campus, à la rentrée.

Elle raconte, dans un article publié sur le site de l'association le 25 septembre, ses cinq jours de formation, en compagnie d'une cinquantaine de jeunes comme elle, et d'initiation à des méthodes commerciales pour le moins agressives, voire mensongères.

Les mutuelles, organismes privés, sont le passage obligé pour tout étudiant devant s'affilier à la Sécurité sociale puisqu'elles ont obtenu, de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), une délégation de service public pour gérer le régime étudiant.

« EXASPÉRER LE CAMP D'EN FACE »

Pour chaque jeune inscrit par son intermédiaire à la « sécu » – moyennant une cotisation de 213 euros –, la mutuelle perçoit, de la CNAM, une « remise de gestion » de 52 euros par an, ce qui représente, au total, un pactole de 95 millions d'euros que se partagent âprement deux réseaux, La Mutuelle des étudiants (LMDE, administrée par l'UNEF) et Emevia, qui regroupe dix mutuelles régionales, dont la Smerep.
De plus, jouant de la confusion entre ce rôle public et leur objectif commercial de société privée, elles en profitent pour faire valoir et placer leur complémentaire santé, qui est facultative.

Léa Billon a dû passer pas moins de trois entretiens pour se faire embaucher comme vendeuse, ce qui est beaucoup pour un simple job étudiant. « On vous teste d'entrée pour savoir jusqu'où vous êtes prêt à aller, par exemple si vous sauriez imaginer un scénario pour aller créer un scandale devant le stand de la LMDE concurrente, en faisant tout pour exaspérer le camp d'en face sans jamais répondre aux insultes », se souvient-elle.

En cette rentrée 2014, la LMDE est en effet en fâcheuse posture puisque placée sous administration provisoire suite à des difficultés financières. La Smerep n'hésite pas à tirer parti de cette faiblesse. Cela est même allé jusqu'à des échauffourées, fin juillet, sur le campus de Nanterre : « Ce sont nos commerciaux qui ont été agressés physiquement par ceux de la LMDE », soutient Annie Coutarel, directrice générale de la Smerep, qui a tout de même édité un tract « LMDE en crise » pour raconter par le menu les déboires de sa rivale.

« CONSIGNE : NE PAS LAISSER LE CHOIX »

Durant la formation intensive, les stagiaires en uniforme – jean et T-shirt blanc – se livrent à des jeux de rôle où il faut se montrer offensif en utilisant, comme le raconte Léa Billon, des phrases toujours affirmatives, comme « il te faut cette complémentaire », évitant soigneusement de proposer une alternative avec des propositions comme « veux-tu souscrire ? ». 

« La consigne est de ne pas laisser le choix », témoigne-t-elle. Ces apprentis commerciaux sont aussi encouragés à vendre l'assurance responsabilité civile de la Smerep (27 euros) et incités à prétendre qu'elle est obligatoire, ce qui n'est pas le cas, la plupart des jeunes étant déjà couverts par celle de leurs parents ou de leur logement.

« L'astuce est de vendre le 'pack Smerep' sous le nom d''assurance étudiante' », raconte Léa Billon. Sollicitée, Annie Coutarel dément « l'interprétation négative des faits » par la journaliste et s'interroge sur l'éventualité de porter plainte pour diffamation. « Sur les 1 000 établissements que compte l'Ile-de-France, nous sommes présents sur 200, avec l'accord des chefs d'établissements qui sont vigilants sur les informations que nous diffusons. A Paris-VII Diderot, par exemple, nous n'avons pas le droit de vendre nos complémentaires », affirme-t-elle.

Lemonde

Trois questions à Camélia Jordana, chanteuse


Révélée en 2009 par l'émission « Nouvelle star », la chanteuse de 22 ans a imposé son grain de voix particulier. Et écrit la plupart des textes de son deuxième album, Dans la peau.

Vos deux albums ont été réalisés et en partie écrits par l'auteur-compositeur-interprète Babx. Qu'est-ce qui vous rapproche ?

Quand je l'ai rencontré, après « Nouvelle star », j'ai eu l'impression de croiser pour la première fois quelqu'un qui parlait la même langue que moi. Il m'a initiée à plein de musiques. Avant lui, par exemple, je n'avais jamais écouté Barbara. Depuis, je compose ma propre playlist. Ces derniers mois, j'ai écouté en boucle le dernier album de Lhasa, Hypernuit de Bertrand Belin, les deux albums de James Blake. Mais aussi des polyphonies mongoles ou bulgares. Selon ma professeure de chant, la vibration particulière de ma voix est due à des harmoniques aiguës utilisées dans ces musiques.


Dans « Ma gueule » vous chantez : « Y'a des fois / Où j'ai peur de ma gueule / Ma gueule d'étranger / Ma gueule qui sait pas où aller »…

Elle raconte comment on peut se sentir étranger dans son pays et est inspirée par des moments que j'ai vécus, le souvenir d'une scène violemment raciste, mais aussi celui du poète Kateb Yacine, commentant, dans un documentaire, des photos d'Algériens construisant le 13e arrondissement de Paris. Les artistes sont souvent dans le constat et pas suffisamment dans la révolte.

Vous avez endossé plusieurs fois le rôle de comédienne… Quel est le lien entre chanson et cinéma ?

Dans les deux cas, je raconte des histoires. Mais l'interprétation d'une chanson offre une dimension beaucoup plus intime que celle d'un personnage de cinéma.

lemonde.fr


Gérard Berry, traqueur de bugs


C’est un chercheur en informatique qui vient de recevoir la médaille d’or du CNRS, la plus haute distinction scientifique française toutes disciplines confondues. Les informaticiens sont rares à avoir été ainsi honorés : ce n’est que la seconde fois, après Jacques Stern en 2006.

Gérard Berry est un pionnier dans un nombre considérable de domaines informatiques : le lambda-calcul, la programmation temps réel, la conception de circuits intégrés synchrones, la vérification de programmes et circuits, l’orchestration de services Web. Il a été l’un des premiers informaticiens académiciens des sciences, le premier professeur d’informatique au Collège de France.

Parmi ses grandes inventions, essayons d’en expliquer une, le langage Esterel.

 Ecran indiquant un code erreur sur
les premières versions de Macintosh. @Wikipédia
 
Nous sommes entourés de systèmes d’une incroyable complexité : téléphones, moteurs de recherche, avions, centrales nucléaires. Ils fonctionnent tous avec du matériel informatique (des circuits) et du logiciel informatique (des programmes). Mais alors que le plantage d’un téléphone ou même d’un moteur de recherche est anodin, il en est tout différemment des avions, des centrales nucléaires ou encore des pacemakers. Pour ces derniers, le bug peut provoquer un désastre. Pour ne donner qu’un exemple, c’est un bug qui est à l’origine de la destruction d’Ariane 5, de l'Agence spatiale européenne, quarante secondes seulement après son décollage, le 4 juin 1996. Or un bug, c’est souvent une seule ligne de code erronée sur des millions qui composent un programme. Ça vient vite ! Et ça peut faire mal.

Comment éviter les bugs ? On peut bien sûr tester davantage les programmes. Cela permet de trouver beaucoup d’erreurs, mais combien d’autres passeront à travers les mailles du filet ? Une autre solution, c’est d’intervenir en amont dans le processus de création de programme, par exemple en fournissant aux informaticiens de meilleurs outils de conception, de meilleurs langages de programmation. C’est l’approche que prône Gérard Berry.

Les langages de programmation standards sont mal adaptés aux situations rencontrées dans des systèmes aussi complexes que des avions. Il faut tenir compte à la fois du matériel et du logiciel, du fait que nombreuses tâches s’exécutent en parallèle, que parfois la même tâche est exécutée plusieurs fois pour se protéger d'une panne d’un composant. Surtout, il faut utiliser des modèles qui tiennent compte du temps, des délais de réponse, des mécanismes de synchronisation. Le nouveau concept de langage synchrone a permis de répondre à cette situation. Ce concept a été découvert et promu par Gérard Berry et ses collègues au travers notamment du langage Esterel. Ce langage ainsi que d’autres langages synchrones développés en France, comme Lustre et Signal, ont eu un impact majeur dans le monde entier.

Mais comment un langage peut-il aider à résoudre des problèmes aussi complexes ? D’abord, parce qu’il permet de décrire les algorithmes que l’on veut implémenter sous une forme compacte et proche de l’intention du programmeur. Ensuite, parce que ce langage est accompagné de toute une chaîne d’outils de compilation et de vérification automatique, qui garantit que le produit final est correct.
Les langages synchrones ont constitué une avancée scientifique majeure. Gérard Berry est allé plus loin encore, et les a emmenés dans l’aventure industrielle en cofondant la société Esterel Technologies. Ces langages sont aujourd’hui incontournables dans des domaines comme l’aérospatial ou l’énergie.

Sa notoriété, Gérard l’a aussi mise au service du partage de la culture scientifique pour permettre à chacune et chacun de comprendre « pourquoi et comment le monde devient numérique ». Il passe un temps considérable, souvent avec des jeunes, à expliquer les fondements et les principes de la science informatique. Un défi !

L’enseignement de l’informatique est l’un de ses grands combats. Il a dirigé avec Gilles Dowek l’écriture d’un rapport important sur la question. Un autre défi ! Alors qu’il  s’agit d’éducation, de science et de technique, l’Etat se focalise souvent sur le haut débit et l’achat de matériel. Un pas en avant et au moins un en arrière. Mais il en faut bien plus pour entamer l’enthousiasme de Gérard Berry.

Gérard Berry est un inventeur. Au-delà d'Esterel, c’est un découvreur des modèles stables du lambda-calcul, un inventeur de machine abstraite chimique, un concepteur de langages d’orchestration d’objets communicants, comme HipHop. Gérard Berry s’investit avec enthousiasme dans ses nombreuses fonctions des plus académiques, comme professeur au Collège de France, aux plus mystérieuses, comme régent de déformatique du Collège de Pataphysique.

Les Mardis de la science

Et quand vous passerez devant une centrale nucléaire, admirez le fait que même s’il utilise des logiciels et matériels bien plus compliqués que votre téléphone, son système informatique ne « plante » pas, contrairement à celui de votre téléphone. Quand vous volerez, peut-être au-dessus de l’Atlantique, réjouissez-vous que le fonctionnement de votre avion soit plus fiable que celui de votre tablette.

 Et puis, de loin en loin, pensez que tout cela est possible parce que des chercheurs en informatique comme Gérard Berry ont mis toute leur créativité, toute leur intelligence pour développer cette science et cette technique qui garantissent la fiabilité des systèmes informatiques.